L'anniversaire du raid sur Dieppe

Informations archivées

Les informations archivées sont fournies aux fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elles ne sont pas assujetties aux normes Web du gouvernement du Canada et n'ont pas été modifiées ou mises à jour depuis leur archivage. Pour obtenir ces informations dans un autre format, veuillez communiquez avec nous.

Opération " Jubilee " - Le 19 août 1942 - Le raid sur Dieppe

Le vitrail commémoratif de Dieppe En ce mois d'août qui marque le 71e anniversaire du raid sur Dieppe, voici revenue une occasion propice d'honorer la bravoure des soldats qui y ont pris part et le sacrifice de ceux qui y ont perdu la vie.

Médaillons Le 19 août 1942, un peu après 5 h du matin, des unités de la 2e Division d'infanterie canadienne, appuyées par la Royal Navy ainsi que des commandos et des escadrons de la Royal Air Force et de l'Aviation royale canadienne, débarquent sur les plages qui longent et flanquent la ville de Dieppe, en Normandie. Les neuf heures qui suivent verront se dérouler un conflit impitoyable, qui se traduira par les plus lourdes pertes que l'armée canadienne ait subies en l'espace d'un seul jour de toute la Seconde Guerre mondiale. En effet, des 4963 Canadiens embarqués pour Dieppe, 3367 (soit 68 p. 100) sont portés à la liste des pertes ce jour-là, dont 907 au bilan des morts.

Vingt-cinq de nos anciens élèves-officiers au moins, dont 17 au sein de la force d'attaque, avaient pris part à l'opération. Trois d'entre eux - le capitaine W.R. Dillon, matricule 1425, le capitaine E.R. Eaton, matricule 2383, et le capitaine Douglas G. Purdy, matricule 2661 - furent tués au combat, tandis que neuf autres étaient faits prisonniers.

Quelques-uns de ces anciens détenaient des postes de commandement supérieur : le major-général J.H. Roberts, matricule 891, officier général commandant de la 2e Division d'infanterie canadienne et commandant de la Force; le brigadier C.C. Mann, matricule 1623, commandant adjoint de la Force; et le brigadier W.W. Southam, matricule 1432, commandant de la 6e Brigade d'infanterie canadienne. Par ailleurs, trois des bataillons d'assaut étaient dirigés par d'anciens élèves-officiers : le lieutenant-colonel R.R. Labatt, matricule 1620, à la tête du Royal Hamilton Light Infantry; le lieutenant-colonel C.C.I. Merritt, matricule 1866, à la tête du South Saskatchewan Regiment; et le lieutenant-colonel D. Ménard, matricule 2290, à la tête des Fusiliers Mont-Royal. Deux des huit escadrons de l'Aviation royale canadienne en appui aérien étaient également dirigés par d'anciens élèves-officiers : le commandant d'aviation C.J. Fee, matricule 2320, à la tête du 412e Escadron; et le commandant d'aviation R.C.A. Waddell, matricule 2366, à la tête du 400e Escadron.

De nombreuses décorations, dont trois Croix de Victoria, furent décernées aux soldats de Dieppe pour leur vaillance. La Croix de Victoria fut remise à un officier britannique et à deux Canadiens, le révérend J.W. Foote, capitaine et aumônier au sein du Royal Hamilton Light Infantry, et un ancien élève-officier, le lieutenant-colonel C.C.I. Merritt, matricule 1866, commandant du South Saskatchewan Regiment.

L'Ordre du service distingué, habituellement accordé pour un service méritoire à des officiers d'un grade supérieur à celui de lieutenant-colonel, fut décerné à deux des commandants supérieurs, le major-général Roberts, matricule 891, et le brigadier Mann, matricule 1623. Parfois également décerné à des lieutenants-colonels ou à des militaires de grade inférieur, l'Ordre du service distingué était alors considéré comme un gage de vaillance, une décoration juste un cran au-dessous de la Croix de Victoria : le lieutenant-colonel R.R. Labatt, matricule 1620, du Royal Hamilton Light Infantry, le Major Douglas Cunningham, matricule 1841, du Cameron Highlanders of Canada, le lieutenant-colonel Dollard Ménard, matricule 2290, des Fusiliers Mont-Royal, et le capitaine W.D. Whitaker, matricule 2357, du Royal Hamilton Light Infantry, eurent droit à cet honneur.

En raison des pertes désastreuses subies dans le cadre de cette opération, le Raid demeure encore aujourd'hui un sujet controversé. Si les historiens blâment parfois les commandants supérieurs et les planificateurs de l'état-major de n'avoir point su saisir les principes fondamentaux de la guerre amphibie, nul ne saurait toutefois douter du courage des officiers et des soldats de la 2e Division d'infanterie canadienne qui prirent part au combat et y laissèrent la vie. Le vitrail commémoratif de Dieppe qui se trouve dans l'édifice Currie nous rappelle constamment ces anciens élèves-officiers qui se sont battus pour la bonne cause il y a de cela 70 ans, et qui ont porté la devise " Vérité, Devoir, Vaillance " jusqu'aux plages de galets des rivages de Dieppe.

Retentissez, clairons, à la gloire de nos inestimables défunts!
Car il n'est aucun d'eux, si humble ou démuni qu'il eût été jadis,
Qui, en mourant, ne nous ait fait un don plus rare que l'or.

Date de modification