Les élèves-officiers du CMR du Canada dominent la compétition Ironman

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Adrian Throw L'aspirant de marine Adrian Throw rame vigoureusement dans le cadre de la compétition Ironman, une course âpre et rigoureuse qui comporte une longue marche en bottes de combat avec un sac sur le dos, le portage d'un canoë sur quatre kilomètres, de la pagaie sur huit kilomètres et un dernier tronçon à la course - soit un parcours de 50 kilomètres en tout.

La semaine dernière, plus précisément le 11 septembre, j'ai pris part à la compétition Ironman de cette année à Petawawa (en Ontario), au côté de neuf autres élèves-officiers du Collège militaire royal du Canada, tous dotés d'une grande endurance physique et mentale. Cette course constitue sans aucun doute l'une des occasions qui m'ont apporté le plus de fierté au cours de ma vie. Il s'agit d'une course âpre et rigoureuse qui comporte une longue marche en bottes de combat avec un sac sur le dos, le portage d'un canoë sur quatre kilomètres, de la pagaie sur huit kilomètres et un dernier tronçon à la course - soit un parcours de 50 kilomètres en tout.

Je suis ressorti de cette compétition couvert de cicatrices, d'écorchures et d'ampoules - mais surtout empli de fierté, non seulement à mon propre endroit, mais aussi au nom de mon collège puisque je le représentais à cette course, qui figure parmi les plus rigoureuses auxquelles participent les Forces armées canadiennes. Ce mercredi-là, l'équipe s'est donc levée à deux heures du matin, s'aventurant ensuite dans la brume matinale à quatre heures sonnantes. Le paysage alentour était plongé dans l'obscurité, qui était entrecoupée seulement par les centaines de lueurs projetées par les bâtons lumineux accrochés aux sacs à dos des participants des Forces armées canadiennes. Tous ces participants avaient un but commun : repousser une fois de plus leurs limites mentales et physiques.

Pour ma part, ce n'est qu'aux alentours du vingtième kilomètre que j'ai vu le jour commencer à poindre, m'indiquant que j'avais entamé mon parcours depuis environ deux heures. J'étais inondé de sueur, mes jambes commençaient à faiblir et mon sac à dos allait s'alourdissant sur mes épaules. Au bout de douze autres kilomètres, je finis cependant par atteindre le point critique de la compétition : le portage sur quatre kilomètres. J'avais entendu de terribles histoires à propos de cette partie du parcours - des récits de solides gaillards qui avaient fondu en larmes à cause de la fatigue extrême ressentie à cette étape. Ces récits ne mentaient pas : quand je me suis mis à marcher avec une charge de 85 livres sur le dos après avoir parcouru près de 32 kilomètres à la course, j'ai commencé à ressentir des crampes aux jambes. Envahi de crainte à l'idée de devoir m'arrêter, à deux doigts de me laisser aller à ralentir ma course de plus en plus douloureuse, j'ai tenu bon malgré tout. Heureusement, le tronçon suivant, à bord du canoë, m'a permis de me remettre un peu d'aplomb.

Après plus d'une heure de canoë, j'ai donc atteint le point d'amarrage, où plus d'une centaine de personnes étaient postées pour accueillir les rameurs. Au milieu des acclamations de la foule, je distinguai les cris d'encouragement de mes deux confrères Andrew Jarvis et Adam Goddard, et c'est aiguillonné par leur enthousiasme que j'ai entamé la dernière portion de la course. J'ai eu un peu de difficulté à sortir du canoë après être resté assis aussi longtemps (j'ai été saisi de crampes et je suis tombé à l'eau), mais une fois que j'ai eu recouvré l'usage de mes jambes, j'ai réussi à me remettre en marche. C'est ainsi que j'ai pu franchir la ligne d'arrivée un peu moins de sept heures après le signal du départ, me classant cinquième d'entre tous les participants et premier parmi ceux du CMR du Canada. Peu de temps après, c'est Jean-François Lizée qui franchissait également le fil d'arrivée pour prendre la sixième position. Dans l'ensemble, le CMR du Canada s'est démarqué en remportant six des 20 premières places, et nous avons fait de notre mieux, tous autant que nous étions (c'est-à-dire les élèves‑officiers Lizée, Lessard, Hunerfauth, Wiesenberg, Bennett, Raymond, Legge, Marchaldon et Couto ainsi que moi-même), pour faire honneur au CMR du Canada et déployer toutes les qualités attendues de bons officiers.

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